LA MARRAINE, LE PARRAIN

Marie-Philomène Nga et François Vincentelli – marraine et parrain de la Fête des Vendanges de Montmartre 2022 !

Marie-Philomène NGA

Marie-Philomène NGA

Le 13 rue Bachelet, fut ma toute première adresse parisienne. Mon premier studio, il y a trente-trois ans, abritant mes espoirs, mes ambitions de jeune actrice fraichement sortie du Conservatoire National d’Arts Dramatiques de Lyon et désormais prête à me lancer dans le 7ème Art.

C’est donc, pratiquement aux pieds des vignes de Montmartre, que je contemplais à perte de vue, que j’ai trouvé l’inspiration, mue par cette énergie, inimitable, indescriptible tant il faut la vivre, de la fête des Vendanges.

Un moment privilégié, par excellence, qui me remémorait avec délices les fêtes des récoltes que nous célébrons dans mon Cameroun natal et plus particulièrement dans toute l’Afrique.

Un moment privilégié, de traditions humaines où les célébrations permettent, aux uns et aux autres, de se rassembler, d’échanger, de créer…

Depuis, étant passée, tour à tour, par l’avenue de St Ouen ou encore la rue Marx Dormoy, je suis restée dans ce 18ème vivant, vibrant… notre 18ème.

François Vincenttelli

À l’âge de 12 ans notre professeur de Français nous a fait voyager à Paris et je me souviens très bien de mon émerveillement devant Montmartre, la place du « Bateau Lavoir » avec ses petits ateliers de guingois les ruelles aux pavés délavés par la vie et les vignes qui s’étalaient jusqu’au « Lapin Agile ». C’est à cet instant précis que j’ai compris que je voudrais plus tard vivre là !

La combinaison parfaite entre une métropole bouillonnante et le romantisme d’un village perdu au fin fond d’un conte, ou les fées et les démons pourraient y vivre en parfaite harmonie.

Alors à 20 ans je suis parti de ma Belgique natale pour trouver l’amour dans les bras de la butte, Rue de l’Abreuvoir, place Dalida, juste entre le « bateau lavoir » et les vignes . J’y ai vécu ma «bohème» à moi, je jouais le soir au théâtre Saint Georges et après c’était « les coulisses » place du Tertre jusqu’au petit matin, et quand les réverbères s’éteignaient et que le ciel s’embrasait on allait se coucher « épuisé mais ravis, fallait-il que l’on s’aime et qu’on aime la vie ».

Depuis 2015, avec quelques amis nous sommes propriétaires d’une parcelle de vignes à Saumur et nous produisons un petit vin gourmand du nom de « Kayenn » .
Je reviens à peine des vendanges et être aujourd’hui invité à celles de Montmartre est un honneur et un rêve d’enfant qui se réalise.